Cher.es vous,

Les plu assidu.es d’entre-vous ont remarqué mon no-show de la semaine dernière…

Toutes mes excuses. Mais vraiment, j’étais trop débordée dans ma vie la semaine dernière pour prendre le temps de vous écrire. On peut se dire que c’était mon seul joker, okay ? Et puis, ce n’est pas entièrement de ma faute, Mercure était en rétrograde jusqu’à samedi dernier (les vrai.es savent).

Sinon, nos amis sont bien venus bruncher dimanche. Et pendant que les hommes faisaient un concours de châteaux en Kapla avec Iris, nous avons refait le monde avec une copine. Nous en sommes venues à aborder le poids du regard des autres et ô combien il pouvait être anxiogène et bloquant. Good news, j’ai pu faire le plein d’arguments pour démonter cette angoisse et vous faire passer à l’action. 🔥

Demande à DSK

Quand j’ai décidé de ne pas envoyer ma newsletter la semaine passée, je me suis interrogée sur les conséquences potentielles de ce manquement. Est-ce qu’une horde de trolls viendrait squatter ma boite mail? Certains iraient-ils jusqu’à entamer une grève de la faim sous ma fenêtre? Et bien… La réponse est non. Certes, plusieurs n’ont pas manqué de me tirer les oreilles, mais globalement, il faut se rendre à l’évidence que tout le monde s’en fout. Et ce qu’il y a de bien avec ce constat, c’est qu’il peut être extrapolé (presque) à tout et à tout le monde.

Alors oui, c’est vrai, on peut s’étonner d’apprendre que la directrice marketing laisse homme et enfants pour s’afficher officiellement avec son stagiaire, ou qu’un ami plaque son job de commercial pour monter une boulangerie. Mais après l’étonnement, que se passe-t-il? Vous reprenez le cours de votre vie et cette information en premier lieu croustillante devient sans intérêt et sort du champ de vos pensées aussi vite qu’elle y était entrée. Que les dubitatif.ves demandent à DSK.

Il ne faut donc pas trop s’attarder sur ce que pourraient penser les « gens » parce que les gens en question, les fameux, ils ont leur vie avec leur tas de problèmes et ils n’ont pas vraiment le temps ni l’énergie de disserter nos faits et gestes pendant des jours. Donc si tu as envie de te reconvertir dans la manucure après des années d’enseignement, feel free 😉

L’avis des autres c’est la vie des autres

Il y a quelques semaines, j’ai reçu une proposition de job. Sexy sur le papier mais que je savais laborieuse et contraignante dans la vraie vie. J’ai commencé à consulter mon entourage pour avoir leurs points de vue… Pour finalement me rendre compte que leurs avis ne comptaient pas. J’éprouvais de l’agacement quand mes ami.es argumentaient pour l’alternative que je n’avais pas choisie et au contraire, j’étais euphorique avec ceux qui allaient dans mon sens. Au fond de moi, je savais déjà ce dont j’avais envie.

Cela peut sembler contre-intuitif, mais la meilleure façon de vous planter lorsque vous êtes confronté.e à un choix capital est d’accorder trop d’importance à l’avis de vos proches. En effet, leurs retours ne seront que leur interprétation de la réalité et leurs propres projections de leurs peurs ou de leurs espoirs. Je m’explique.

Admettons que j’envisage de tout plaquer pour m’entrainer nuit et jour dans le but d’intégrer la troupe de danseuses de Beyoncé (un exemple pris au hasard). Si je parle de ce projet exaltant à Patrick, mon oncle qui s’est construit une carrière mémorable chez EDF en gravissant échelon après échelon, il risque de me prendre pour une illuminée. En revanche, si je partage mes ambitions de scène avec Marjorie, ma cousine comédienne/danseuse/prof de pilates, je peux affirmer sans me tromper qu’elle m’encouragera contre vents et marées. Les deux veulent le meilleur pour moi et pour autant, ils l’expriment de manière différente selon leurs grilles de lecture internes. Capito ?

In fine, les seuls habilités à vous donner des conseils sur ce qui est le mieux pour vous sont donc votre cœur, votre estomac ou vos tripes, au choix.

Je pense que les gens pensent que je pense qu’ils pensent…

Dernière chose, il est périlleux de vouloir présumer des pensées des autres quand c’est déjà difficile de savoir ce que nous pensons nous-mêmes !

Donc à moins que vous vous appeliez Fabien Olicard et que vous soyez un adepte du mentalisme, il est probable que vous ayez tout faux dans votre interprétation de ce que pensent les autres. Notre cerveau, pour nous protéger, va naturellement avoir tendance à imaginer le pire scénario et sur-interpréter les moindres paroles et comportements d’autrui.

Épinglé par Kimy Girard sur Français | Stress, Gérer ses émotions, Amélioration de soi

Si la situation s’y prête, posez tout bonnement la question. Vous seriez surpris.e du pouvoir d’une simple conversation, honnête et posée.

Quand j’ai décidé de me lancer dans le coaching, j’avais en tête un plan adroitement ficelé, tout droit venu d’Inception: j’allais manipuler les rêves de mon mari en lui murmurant à l’oreille pendant son sommeil « ce projet est formidaaaaable… Ce projet est formiddaaaable…. ». L’objectif étant bien sûr, de le faire adhérer à mes aspirations avec passion, une fois réveillé.

Au risque de vous décevoir, j’ai finalement décidé de tester d’abord une stratégie intermédiaire, (un peu) moins saugrenue, qui consistait simplement à lui expliquer le pourquoi de mes envies. Et donc, au bout d’une discussion qui a duré à peu près 5 minutes, j’avais son aval et son plein support. Et quelle n’a pas été ma surprise de voir que ma mère avait partagé ma newsletter à tout son réseau, alors que je pensais qu’elle trouverait le concept alambiqué et sans perspective (merci maman 💛). Comme je ne m’attendais pas non plus à recevoir tous vos retours positifs dès la première qui m’ont fait chaud au ❤️.

Bref, tout ça pour dire que la réalité est toujours plus indulgente que notre imagination. Donc arrête de penser aux autres et fais ce que t’as à faire.

Let’s be simple,

Aloïs