Cher.es vous,

Il est probable que plusieurs d’entre-vous aient levé les yeux au ciel en voyant le titre de cet article puisque dès qu’on touche de près ou de loin au pââtrimoine gââstronomique français, les passions se déchaînent. Ce thème était donc un terrain fertile pour illustrer le sujet de la semaine : l’impact sous-estimé de notre environnement.

C’est pas un verre qui va te faire du mal !…

Après des fêtes de Noël dignement célébrées, je me suis mise, comme beaucoup, au Dry January. Que j’ai prolongé de quelques jours, avant de finalement décider que ce serait forever.

Quand j’évoque le sujet, je me sens toujours obligée de préciser “mais je n’avais pas de problème d’alcool, hein”. Ce qui est d’autant plus louche, parce que les gens qui ont des problèmes d’alcool affirment catégoriquement qu’ils n’ont pas de problème d’alcool. Bref. Moi vraiment, pour de vrai. Cette intention m’a justement questionnée sur ma consommation et j’ai réalisé qu’elle avait atteint son pic, non pas pendant ma vie étudiante – étrangement -, mais lorsque je travaillais pour une marque de spiritueux. Le moindre événement était l’occasion de boire une petite coupette ou un cocktail qui me rendait chaos pour le reste de la soirée (voire journée si on avait un “événement-goûter” à 17h…).

Bref, je ne suis pas là pour faire de la prévention contre la drogue la plus usuelle de notre pays (ni pour vous rapporter les gros dossiers que ça provoquait – soigneusement gardés en stock 😈) mais pour faire un constat crucial : notre environnement sera toujours plus fort que notre volonté. Toujours.

Façonner son environnement

On ne peut pas lutter contre notre environnement. Ou du moins, c’est très, très, très difficile. C’est ce qu’on appelle la loi de conformité : si vous trainez avec 9 consommateurs réguliers de drogue, devinez qui sera le 10e ? Bingo, vous.

Peter Sage l’explique en détail dans ce TEDx, pour évoluer et persister, une espèce n’a pas d’autre choix que de s’adapter encore et toujours. Le Covid l’a bien prouvé ces deux dernières années : quelque soit notre milieu ou notre âge, nous sommes des machines d’adaptation par nature.

Vous aurez beau vous dire des affirmations face au miroir tous les jours en chantant du Baby Tate, si vous partagez votre vie avec une personne qui constamment vous rabaisse et vous dit que vous n’y arriverez jamais… Vous finirez malheureusement par la croire (votre moitié, pas Baby Tate).

En matière d’environnement, deux choix s’offrent à vous : soit vous vous adaptez, soit vous le quittez. Point.

La loi de la conformité

La solution ? Structurer notre environnement de manière intentionnelle. Certes, nous n’avons pas la capacité de lutter contre, en revanche, nous sommes en mesure de le choisir.

Si je reprends mon exemple du début : pourquoi il m’est facile de ne plus boire aujourd’hui ? Premièrement, – malgré ses dires en société – mon mari se passionne autant pour le vin que pour le bricolage. Ensuite, j’ai plusieurs ami.e.s qui ne boivent pas du tout.

Enfin, parce que sober is the new cool, babe. Même les people s’y mettent, certains allant même jusqu’à lancer leur propre marque de boisson sans alcool, appelées NOLOs, No- or low-alcohol beverage brands : Blake Lively (Betty Buzz), Katy Perry (De Soi), Bella Hadid (Kin Euphorics)… Il est socialement de plus en plus accepté de ne pas boire, par simple envie de sobriété, sans raisons médicales ou religieuses.

L’importance de ranger sa vie

Dans mon ancienne vie de geek absolue d’Excel et autres systèmes, un de mes collègues avait pour maxime élégante, le SISO “shit in, shit out”. Le principe étant, que lorsque vous intégrez des données de mauvaise qualité dans le système (en l’occurence pas bien classées ou incomplètes), aucune analyse fiable ne peut en émerger par la suite.

Je vous propose de faire la même chose avec votre vie et ce qui alimente le plus votre inconscient, à savoir les médias/contenus que vous consommez et les personnes que vous fréquentez le plus.

On arrête de fantasmer sur la vie des multi-business(wo)men sur Instagram qui nous font nous sentir comme des lamantins en perdition et les chaînes d’infos en continu. Comme le souligne justement l’auteur, regarder les news et être positif sont incompatibles. C’est comme si vous disiez, “ma priorité n°1 est d’être en bonne santé et je fume 2 paquets par jour”. A l’inverse, on choisit consciemment de consommer ce qui nous inspire : vidéos, podcasts, blogs, newsletters (👋)… Il n’y jamais eu autant de contenus à disposition. La seule règle pour éteindre le bruit : être sélectif.

Je ne vais pas revenir sur le “nous sommes la moyenne des gens que nous fréquentons le plus”. Je reprends simplement les mots de Peter pour celles et ceux qui me font remarquer qu’iels ne peuvent pas changer leur famille : “Love your family. Choose your friends”.

Be the change you wish to see in the world.

Dernière chose, si vous lisez cette newsletter, c’est que vous n’êtes pas en dehors de toute civilisation = vous faites donc partie de l’environnement de plusieurs personnes. Ce qui signifie que vous avez un grand pouvoir. Et comme vous le dirait Peter Parker (et oncle Ben), un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

Les gens ne changent pas parce qu’on leur demande de changer. Ils changent parce qu’ils sont inspirés par des comportements et des personnes qu’ils côtoient – de près ou de loin.

Et si au lieu d’exiger des autres qu’ils fassent plus ceci ou cela, on essayait, chacun.e à notre niveau, d’incarner cette invitation au changement ?

J’ai cherché mais je ne trouve pas de conclusion meilleure que Gandhi, donc je vous laisse là-dessus.

Be the change you wish to see in the world.

Aloïs.

P.S : pour être claire comme du Ginto’, je ne vous incite pas du tout à me suivre. Et je ne m’interdis pas de reboire une petite coupe de champagne rosé ou un verre de vin Corse (😇) à l’occasion. L’idée, c’était simplement de mettre un faisceau de conscience sur nos actes automatiques et de souligner l’importance de ce(ux) qui nous entoure(nt). Rien de plus ✨